Royal Republic, chaleur suédoise

Par Velvet Press -
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Royal Republic, chaleur suédoise

Diaporama ( 14 photos )

Royal Republic, c’est la nouvelle sensation suédoise que l’on attendait de voir sur scène, histoire de goûter à ceux que l'on pourrait déjà qualifier de sémillants nouveaux Hives et autres Franz Ferdinand. Aperçu sur scène, à la Flèche d'Or.



Il suffit déjà de jeter un coup d’œil sur les titres du premier opus de Royal Republic, qui sortira en janvier, pour constater qu’il y aura une bonne dose d’humour dans l’air. Une simple écoute de l’album confirme d’ailleurs cette première impression et permet également de mieux comprendre le parallèle fait avec les groupes de garage pop, de type Hives. La question qui se posait avant le concert était donc de savoir si ces nouveaux venus seraient à la hauteur de nos attentes.



La soirée rock organisée à la Flèche d'Or et réunissant Mintzkov, Madam Jesus, Royal Republic et Lafayette, était donc l’occasion de découvrir ces Scandinaves et de constater par nous-mêmes s’ils ont seulement hérité du côté fun de leurs grands frères nordiques ou s'il s'agit d'un groupe qui sait aussi se défendre sur scène. C’est devant un public légèrement clairsemé et plutôt mou que débarquent ces rigolos venus du Grand Nord. Le chanteur moustachu en impose ne serait-ce que par sa grande taille, accentuée par une coupe de cheveux rock’n’roll qui n’aurait rien à envier à celle du Morrissey des grands jours. Adam Grahn balance d’emblée les paroles du premier titre, ''Walking Down the Line'', au refrain terriblement accrocheur et dont le but avoué est clairement de nous mettre dans le bain d'entrée de set.



Les morceaux s’enchainent avec une efficacité redoutable, le tout agrémenté de petits commentaires amusants du frontman qui essaie notamment de nous faire croire que les Suédois sont de grands buveurs d’eau (mais oui, bien sûr !) et va même jusqu’à nous préciser avant de balancer les riffs de ''Full Steam Spacemachine'' que cette chanson a été largement inspirée de sa vie sexuelle (on vous passera les détails). On préfèrera d’ailleurs oublier cette anecdote scabreuse, qui donne un tout autre sens aux paroles de ce morceau, pour nous laisser porter par sa musique ultra-entraînante qui pourrait  faire pâlir de jalousie les Franz Ferdinand, dont le rêve était de faire danser les filles.



Adam n’hésitera pas non plus à se moquer de quelques membres du public, pourtant fiers d’avoir été se perdre dans une ville de Suède alors qu’ils habitent selon lui la plus belle ville du monde : une manière comme une autre de se mettre les Parisiens dans la poche. Le contact avec le public est donc clairement établi et l’alchimie semble aussi bien opérer entre les 4 membres du groupe, avec un bassiste toutefois légèrement en retrait. Quant au batteur, s'il est tout logiquement placé à l’arrière de la scène, il est largement mis en avant par des spots l’éclairant souvent bien plus que le reste du groupe, peut-être pour mettre en valeur son beau torse dégoulinant de sueur. Moustache sex’ ira même tenir un peu compagnie à son batteur demi-nu et lui filer un coup de main (et de baguette) sur le délirant ''Underwear''.



On constate rapidement que ces Suédois pas comme les autres prennent leur pied et, au fur et à mesure que la touffe du chanteur s’aplatit (au grand dam de ce dernier), le popotin de ces coincés de Parisiens finit enfin par remuer plus franchement. Il faut dire que le côté très dansant de certains morceaux fait son petit effet, le sautillant guitariste ne nous dira pas le contraire ! On décèle clairement quelques tubes en puissance, dont ''Tommy-Gun'', qui clôture ce set un peu court mais carrément jouissif. On regrettera toutefois que le public ait réservé un accueil assez froid au band, malgré la bonne humeur des musiciens et la puissance des morceaux. On ose espérer que lors de leur prochain passage à Paris en février, le public sera davantage à la hauteur de ces Royal Republic pour le moins prometteurs. On n’ira pas jusqu’à affirmer qu’ils vont réussir à détrôner leurs aînés de The Hives - comme ils aiment à le répéter, mais la relève semble en tout cas assurée !

Photos pour Velvet Press © Benjamin Robert


 

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